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Gravures

En plus des aspects techniques mis au point sur-mesure pour chaque fusil et carabine, qui lui confèrent sa “personnalité” balistique, c’est le décor qu’on y applique qui en fera aussi un objet personnel, unique à l’oeil.
Les gravures appliquées aux pièces métalliques d’une arme le sont selon quatre techniques principales : la taille douce, le fond creux, la ciselure et l’incrustation. Celles-ci peuvent être utilisées séparément ou mélangées sur une même arme pour obtenir des décors plus ou moins sophistiqués.

1. La taille douce

1. La taille douce

C'est un procédé qui consiste à créer de fins sillons sur les métaux à l'aide d'un burin ou d'une échoppe, ceci en coupant l'acier. Depuis très longtemps cette technique est employée dans le domaine de l'imprimerie sur des feuilles de cuivre permettant de réaliser motifs et sujets les plus précis. Dans notre cas, elle est la méthode de gravure que l'on trouve le plus couramment sur les armes. De part sa finesse et sa précision, elle permet d'exécuter les rinceaux et scènes de chasse les plus divers. Le style anglais début XXème siècle est un des plus souvent mis en oeuvre (anglaise véritable à bouquet).

2. Le fond creux

2. Le fond creux

La première étape du fond creux est en réalité une taille douce. Le dessin est ainsi reporté sur l'arme, les contours, les formes des rinceaux ou des scènes sont mis en place. Les parties que l'on désire "noircir", dans le but de faire ressortir les motifs, sont ensuite "descendues" à l'aide de burins. Ces zones seront dites "en champs levés". Elles sont donc en dessous du reste de la surface d'un ou plusieurs dixièmes de millimètres. Enfin, différentes méthodes sont employées pour les foncer (matis pointé, par perlage ...) en fonction de l'aspect et de l'intensité de noir désirés. 

3. La ciselure

3. La ciselure

La ciselure est un bas relief appliqué à l'acier. Au lieu de suggérer le volume par des traits et des ombrages, celui-ci est modelé dans la masse, donc réel.

4. L'incrustation

4. L'incrustation

Elle permet de composer tout motif grâce à l'ajout d'autres métaux, en général précieux ( or, argent...), sur l'arme. Le principe de réalisation est celui de la queue d'arronde. C'est à dire qu'une fois les traits ou les scènes taillés, le graveur, à l'aide d'un burin, forme une queue d'arronde destinée à emprisonner le métal d'ajout. Des "relevés" dans les surfaces importantes sont également pratiqués. L'or ou l'argent pur étant très malléables, ils vont s'incérer par mattage dans les motifs préalablement tracés et rester captifs. 
L'incrustation peut par exemple prendre la forme de traits de contours ou bien d'applats (animaux ou autre). Elle peut être soit arrasée par rapport à la surface traitée soit laissée en relief (et mis en volume comme pour une ciselure). Les surfaces importantes d'incrustation sont en général gravées et ombrées comme une taille douce.
Cette technique porte également le nom de damasquinage.